QUE FAIRE DES GROS MOTS ?

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QUE FAIRE DES GROS MOTS ?

T’es qu’un gros c., e…., c….., tout ça sur fond de majeur levé et vindicatif.

Waouh ça dégaine rapide chez les petits loups. Ils en connaissent un paquet au rayon des noms d’oiseaux. Cui cui, coco, kiki, j’en passe et des meilleurs.

Z’exagèrent quand même ces mômes. D’où qu’ils connaissent tous ces mots?

Et qu’est-ce que j’en fais moi, de tout ça?

Je peux leur suggérer : « diantre », « parbleu », « morbleu », « morte couille » (non, à éviter celui-là !).

Mais que faire de ces mots si gros qu’ils finissent par envahir les cours d’école, par briser les relations entre potes ? Et qui se banalisent le long du quotidien ?

Crier, se fâcher, menacer, faire la morale en leur expliquant l’index pointé vers les coupables, que ce n’est pas bien du tout, mais alors pas bien du tout, etc.

Tout cela, ils s’en fichent. Et même pire! En constatant notre désarroi, ça renforce leur envie d’en dire. Ils sont comme grisés par le pouvoir de leurs mots TROP gros, devant le public que nous sommes.

OK ! Et si on leur faisait mettre tous ces mots dans leurs poches ?

Hop je l’attrape et je le rends à son propriétaire pour qu’il l’emprisonne dans sa poche.

« Et maintenant tu es le gardien de la poche et je te donne même un petit filet à papillon invisible pour les rattraper si jamais ils s’évadaient. »

Pour être certain.e.s que tout est bien intégré, l’enfant répète les règles de communication :

  •   J’enferme définitivement les gros mots et les gestes grossiers dans mes poches dont je suis le gardien et dès que j’en ai l’occasion, je vide mes poches dans la boîte à dissoudre, la boîte orange.
  •   Je respire.

Et nous aussi, nous respirons ;o)

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